Trois garçons dans l’ombre, éblouis par le soleil de leur premier succès Photomaton (120.000 singles vendus) aiment satelliser des voix féminines.

Mais comme l’écrit Lewis Carroll « ils ont l’air sages eux les enfants sages,

mais méfiez vous des images ». Car derrière une douceur affichée,

la puissance du Jabberwocky gronde…

 

Comme un mariage en grande pompe entre les beats intransigeants et un piano organique. Une sorte de rumeur nocturne qui se dégage et donne aux morceaux une teinte singulièrement joyeuse et mélancolique à la fois. La langue prolifère

par le télescopage des sons et des sens, comme un monstre qui mange

tout sur son passage.

 

« Ça me remplit la tête de toutes sortes d’idées, mais... mais je ne sais

pas exactement quelles sont ces idées ! » Telle est la réaction d’Alice après

avoir lu le poème Jabberwocky.

 

Et Jabberwocky tient dans cet adage : nous mettre des idées dans la tête,

qui nous éblouissent puis accentuent en nous l’obscurité. Comme quelque chose de beau sur le point de finir, auquel on ne peut se résoudre, qui nous suspend encore un peu pour mieux relancer, comme la fin d’une nuit

qui ne veut pas se mettre au lit.

 

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